Patricia de Gorostarzu
On Day 1 at SIHH we visited Cartier and had a chance to get some quick and replica cartier watches dirty live shots of the new models, including the www.attrinity.com Astrocalendaire, the Earth and Moon tourbillon, the Night & Day, and the new Calibre de Cartier Diver. This post also includes links to WatchTime��s earlier posts on these models, which include images provided by Cartier. The new release that is generating the most buzz is the Rotonde de Cartier Astrocalendaire perpetual calendar tourbillon. The calendar information is arranged in three concentric circles, each on its own level. The day is indicated on the replica cartier Ballon Bleu innermost circle, followed by the month on the center and the date on the outer circle. Small windows move around these displays to indicate the current month, day and date, The tourbillon resides at the center of these displays. A hand on the replica cartier santos back of the watch indicates the leap year. The movement replaces the springs and levers typically found in perpetual calendar movements with gears, eliminating the risk of breakage and allowing setting of all displays by the crown. You can read more and see complete specs here . The Astrocalendaire will be produced in a limited edition of 100 pieces in platinum priced at 150,000 euros. The Rotonde de Cartier Earth and Moon features what Cartier calls a ��secret�� moon display. The round tourbillon at 6 o��clock represents the disk of the moon. With the push of a button, a blue disk covers as much of the tourbillon as needed to represent the current moon phase. The display at 12 o��clock indicates two time zones. See more images and specifications here. See our original write-up of this piece on the page linked above. The Earth and Moon will be produced in a limited edition of 50 pieces in platinum with a lapis dial priced at 200,000 euros.

À propos de Patricia

Patricia de Gorostarzu naît à Paris en 1962. Elle passe sa petite enfance dans le sud de la France avec son frère aîné et ses parents. Amoureux mais aussi aventuriers, ces derniers décident un jour de tout quitter pour l’Australie, sans un sou, après avoir demandé aux enfants de poser le doigt au hasard sur une mappemonde. Patricia fête donc ses 7 ans dans un camp d’immigrés sans ressentir pourtant la moindre adversité grâce à ces parents fantasques qui fabriquent des cadeaux avec ce qu’ils ont sous la main et qui s’émerveillent du bruit de la pluie sur la tôle du baraquement. 

Sur un nouveau coup de tête, la famille déménage en Afrique du Sud. C’est là que Patricia reçoit sont premier appareil, un Canon FTB, des mains de son père. L’ère du numérique est encore loin. Du haut de ses 14 ans, elle hésite souvent à appuyer sur le déclencheur car la pellicule et les tirages coûtent cher. De ces contraintes défavorables à la créativité, comme de l’éducation qu’elle a reçue, d’ailleurs, elle gardera une attention profonde pour chaque chose, les objets, les gestes, les êtres et, forcément, l’instant. 

Devenue parisienne à 16 ans, Patricia cumule les petits boulots après les cours et travaille dans une boutique de photographe le week-end. Elle peut ainsi s’offrir son premier moyen format, un Hasselblad. Comme ses patrons lui laissent les clés, elle passe une partie de ses nuits dans le labo. Pendant plusieurs années, elle y apprend les subtilités du développement, si bien que certains clients exigent que leurs tirages lui soient confiés personnellement. Le peu de temps libre qui lui reste est consacré aux expos : Annie Leibovitz, Walker Evans, Richard Avedon, Dorothea Lange, Stephen Shore, William Eggleston, Sarah Moon et Dominique Issermann.

C’est avec des portraits et des books de comédiens que Patricia commence à vivre de son métier. Le tremplin viendra d’une amie qui lui fait rencontrer la directrice marketing d’une grande marque de parfums. Lors du premier rendez-vous, Patricia n’a que ses portraits 24×36 à montrer à son interlocutrice qui, elle, ne jure que par les plans-films et les packshots. A peine effrayée par l’aspect superproduction des packshots de l’époque, Patricia prend un crédit pour acheter une chambre Sinar 4×5. Après une semaine d’entraînement à régler les soufflets et les bascules, elle propose 3 clichés qui lui valent non seulement d’assurer toute la campagne de la marque mais lui assurent aussi une belle réputation auprès des grandes agences de pub comme, d’ailleurs, des maisons de disques, qui n’en sont jamais bien loin. Pochettes, packshots et autres affiches s’enchaînent alors à un rythme soutenu.

A l’approche de l’année 2000, la partie purement artistique de sa carrière démarre grâce à la lecture des Raisins De La Colère de Steinbeck. Elle entreprend la traversée des Etats Unis par la route 66, sur les traces des fantômes de la grande dépression et du dust bowl, ces tempêtes de poussière qui jetèrent environ 3 millions de personne sur les routes vers l’ouest.  Comme les planètes sont alignées, un mécénat providentiel couvre tous les frais, notamment une malle entière de Polaroïds (qu’Air France a bien voulu prendre en cabine car la température de la soute leur aurait été fatale). De cette première série autour d’une thématique naîtra le livre d’Est En Ouest (2002), coup de cœur Fnac et France Info. 

Comme la première pub avait déclenché les suivantes, ce premier livre entraîne dans son sillage de nombreuses publications et expos jusqu’à aujourd’hui. Patricia photographie Marseille, New York et enfin Paris, sa ville de naissance, avec un Polaroïd de 1962, son année de naissance, comme pour ajouter encore de la poésie à la lumière blanche de l’hiver. A l’orée de ce 21ème siècle, elle propose Face A Face (2009), une sorte d’état des lieux de l’époque ou plutôt un « état des gens ». On y trouve toutes sortes de personnes du quotidien, habillées page de gauche et nues page de droite, façon de montrer ce que l’enveloppe, le look peut raconter – de vrai ou de faux – sur nous. Dans ces photos-là comme dans toutes les autres se retrouve la volonté constante de montrer la beauté, valoriser le sujet dans sa singularité, qu’il s’agisse d’un vagabond, d’une Cadillac ou d’une chambre vide, comme dans Ici Et Là (2019) collection de lieux abandonnés, sans personne, donc, mais où il y a pourtant « quelque chose ». 

C’est ce « quelque chose » qui habite chacune de ses photos, où les objets racontent, où les visages, les corps sont tout en pudeur, un équilibre savamment dosé entre esthétique et émotion.